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En attendant Godot

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fiche - auteur : Samuel Beckett (1906-1989) - titre : en attendant Godot - éditions : de Minuit - format : poche, 124 pages, 6euros 40 - genre : théâtre absurde
l'histoire "En attendant Godot" atteint le paroxysme de l'absurde : sans intrigue réelle, -deux personnages se tournent les pouces en attendant un autre qui ne viendra finalement pas -, l'auteur arrive à faire vivre Estragon et Vladimir, liés par une amitié profonde. Pendant que l'un tente de se déchausser (acte 1), et en a assez d'attendre (acte 2) l'autre maintient que le rendez-vous doit avoir lieu. Discussions lithurgiques, amicales, ennuyeuses...Tout s'enchaîne jusqu'à nous entrainer à la fin -fin qui ne délivre aucune résolution-.
l'avis de lireplus Une pièce sans intérêt, l'auteur le dit lui-même et se refuse à des interprétations. Certains y verront des connotations religieuses (Godot tiré de l'anglais God, Dieu, de part le décor également). Nous y avons juste vu une pièce qui dénonce la difficulté du raisonnement et des relations chez l'être humain, tout en laissant une grande place pour traiter de l'absurdité et de l'ennui profond de la vie. note : 10,5/20 les + : sort de l'ordinaire, décalé. les - : prix, absence de réelle intrigue.

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Le Roi se meurt

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fiche - titre : Le Roi se meurt - auteur : Eugène Ionesco - éditions : folio, n°361 - format : poche, 140pages environ - genre : théâtre absurde
l'histoire Bérenger 1er dirige son territoire depuis bien longtemps, appuyé par l'amour de ses deux épouses, Marguerite et Marie. Mais l'arrivée du médecin et le soutien de la première pour la cause de celui-ci l'amène à avouer au Roi que sa mort est imminente. D'abord inconcevable, l'idée parvient au roi comme une mascarade. Mais il devient par la suite septique, interloqué, effrayé, terrifié...avant de sombrer. Malgré l'amour de Marie qui le retient à la vie, le Roi ne commande plus personne : ni le garde, ni Juliette, la femme de ménage. Il finira, à la dernière scène, par disparaître.
l'avis de LirePlus Cette farce métaphysique est en fait un livre traitant de la peur des individus face à la mort. Celle-ci prend alors une tournure absurde, et permet de nous "rassurer". C'est aussi une dénonciation de l'individualisme face au danger de l'être humain (se souviendra-t-on de moi ? Si je dois mourrir, que tout périsse...). L'utilisation du roi, du pouvoir donc, peut montrer aussi l'envie de Ionesco de démontrer que l'ancienneté d'une institution ne la légitime pas pour autant. note : 15,5/20

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Supplément au voyage de bougainville

Diderot écrit là un conte, reprenant des éléments de l’ouvrage de Bougainville, qui avait fait un grand voyage autour du monde dont le récit fut publié en 1771. Un an plus tard, Diderot en profite pour nous livrer son supplément…

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Candide (Voltaire)

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fiche · auteur : Voltaire (1694-1778) · titre : Candide ou l’optimisme · éditions : Folio plus classique · format : poche · annexes : 1. Une lecture d'image réalisée par un spécialiste 2. Une approche génétique de l'œuvre 3. Un groupement de textes 4. Des clefs d'analyse pour permettre aux élèves de mieux assimiler le cours : mouvement littéraire, genre et registre, chronologie et fiche de lecture

l’histoire Candide, naïf et sous l’influence des leçons d’optimisme du précepteur du château de Thunder-ten-tronckh, Pangloss, y est chassé pour avoir embrassé Cunégonde. Il quitte alors les lieux, fermés au monde et surprotégés, et entre dans le vrai monde. Il devra alors s’enrôler dans les armées bulgares, où il connaîtra la torture et la guerre, s’en ira en Hollande où il pensera trouver de l’aide, et rencontra Jacques, un anabaptiste, le seul qui le recueille. Un jour, il retrouve par hasard Pangloss, atteint d’une grave maladie, qui lui conte de biens mauvaises nouvelles : le château a été détruit, la famille assassinée…Candide ira à Lisbonne, où il sera victime d’un autodafé et où Pangloss sera pendu, suite à des propos contraires aux dogmes de l’Inquisition. En voyageant avec Cacambo, son valet, pour fuir la réalité vers un endroit plus optimiste, il arrivera par hasard au Paraguay, où il retrouvera le frère de Cunégonde, avant de l’avoir abandonnée à un comte pour la protéger, car il l’avait retrouvée elle aussi avant de partir de Lisbonne. Les deux compères connaîtront l’Eldorado, monde utopique où tout est pour le mieux, mais le quitteront pour rejoindre Cunégonde. D’autres voyages (Paris, Venise) amèneront Candide à remettre en cause l’optimisme de Pangloss, car il se fait emprisonner, et voler par des scélérats. A la fin, seul le travail le sauvera, lui et tout ceux qu’il a retrouvé, car « il faut cultiver son jardin ».

l’avis de LirePlus Un conte philosophique facile à lire, et qui dénonce les folies de la guerre, l’esclavage, et dresse le portrait d’une utopie, l’Eldorado, pour mieux dénoncer les incohérences de la société : hiérarchie, classes sociales, abus de privilèges, religions…A une époque où l’Encyclopédie était publié, « Candide » est une véritable leçon d’humilité pour les philosophes, où les dogmes, les superstitions et le fanatisme sont dénoncés.

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Le mariage de Figaro

fiche · auteur : Pierre-Augustin Caron (1732-1799) dit Beaumarchais · titre : Le mariage de Figaro (ou la folle journée) · éditions : le livre de poche, n° 6688 · format : poche, 282 pages · annexes : introduction/préface/bibliographie/chronologie/glossaire…


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l’histoire Figaro, valet de chambre et concierge du château du comte Almaviva, a emprunté 10.000 rancs à Marceline, femme de charge du château ; il lui a signé une obligation où il promet, à l’échéance du terme, de lui rendre l’argent ou à l’épouser. Mais Figaro est amoureux de Suzanne, jeune camériste (femme de chambre) de la comtesse. Malheureusement, le comte lui aussi s’est entiché de Suzanne. Libertin, fatigué déjà de la douceur et des attentions de sa femme, il cherche d’autres distractions. Il veut donc aider les deux amoureux en offrant une dot à Suzanne, qui permettra de payer la dette d’un Figaro devenu dès lors libre de se marier. Le comte cependant n’aide les deux amoureux que dans l’espoir de pouvoir jouir du « jus primae noctis », le droit féodal du seigneur auquel il avait renoncé depuis longtemps. Suzanne en informe donc Figaro ainsi que sa maîtresse. Il en dérive un beau complot organisé par Figaro, Suzanne et la Comtesse aux dépens du comte. Au complot prend part également Chérubin, le jeune page du château, qui démontre son amour à la comtesse en la couvrant d’attentions. Ce sera lors la jalousie du comte pour la page qui fera tomber le premier dans le piège que Figaro et les deux femmes lui ont préparé. Le comte, qui a compris avoir été dupé, mais sans savoir comment cela a pu arriver, décide de se venger en faisant épouser Figaro à la vieille et laide Marceline ; mais une « reconnaissance » empêche la manœuvre du comte : au moment même où le mariage doit avoir lieu, on découvre que Marceline est la mère de Figaro et le docteur Bartholo son père. Entre-temps la comtesse prépare avec Suzanne un rendez-vous dissimulé au comte, en l’invitant sous les marronniers, dans le parc du château ; elle se déguisera en Suzanne pour tâcher de reconduire l’époux volage dans ses bras. Figaro, qui n’a pas été prévenu, survient et furieux de s’être cru trompé par Suzanne, risque de tout compromettre, mais suffisamment intelligent, il comprend la ruse et se prête au jeu, lui aussi. Le comte se repent, sa femme lui pardonne ses manèges et Figaro peut épouser sa Suzanne.


l’avis de LirePlus Cette pièce n’a rien d’original si on en regarde l’intrigue : les quiproquo et l’art du déguisement occupaient déjà une grande place dans le théâtre de Molière. Mais le texte est intéressant au point de vue des dénonciations. Comme le dit Figaro dans son monologue, « il y a de l’abus ». Et c’est ce que Beaumarchais veut critiquer : l’abus des privilèges sous toutes ses coutures. Il traite aussi de la place de la femme et de l’enfant illégitime, de manière moins forte et ironise sur les capacités de l’armée. Sans le vouloir, il est l’un des précurseurs de la Révolution.

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