Vendredi 30 Septembre 2005
Corneille l'illusion comique
Et quoi de plus logique que d'inscrire son oeuvre dans le courant baroque, mouvement de la forme, de l'excès, du grossissement ? En effet, Pridamant, père désespéré, tente de faire appel aux pouvoirs d'Alcandre, puissant magicien pour savoir où est son fils Clindor. Et il le voit, par l'intermédiaire de spectres, accompagner un personnage gascon, Matamore, imbu de lui-même jusqu'au ridicule, référence explicite à la commedia dell'arte italienne. Tentant de conquérir Isabelle, tant pour sa beauté que sa fortune. Mais ses prouesses le font emprisonner. S'échappant grâce à une servante, il mourra plus tard, dans une histoire en parallèle, amoureux en danger de la femme d'un seigneur...avant de réapparaître, bien vivant, sur la scène d'un théâtre. Une étonnante myse en abyme (théâtre dans le théâtre lui-même imbriqué dans une pièce de théâtre) à la structure élaborée, que tous les critiques nomment : le chef d'oeuvre du baroque. Et ils ont bien raison ! Le livre de poche, n°6334, 2€75, 184p (inclus un dossier)
Par Sébastien L., Vendredi 30 Septembre 2005 à 20:01 GMT+2 dans théâtre






