Samedi 15 Octobre 2005
Mesdames, souriez Jessica L.Nelson
Premier roman de Melle Nelson, « Mesdames, souriez » est le récit d’une jeune étudiante, vivant à Paris avec une vieille femme, collaboratrice de son oncle, un richissime homme qui lui a légué un appartement, dans lequel vit malheureusement la nonagénaire. Marie-Louise, l’héroïne ne pourra en faire l’entière acquisition qu’à la mort de sa locataire. En attendant, c’est à un huis-clos infernal auquel se livrent les deux femmes. Un conflit générationnel où chacun a ses habitudes que l’autre vient perturber. Car que trouver en commun entre une jeune dépressive, photographiant toutes les surprises du quotidien, et une personne âgée, faible, lunatique ? Conflits, non-dits, pensées meurtrières égayent le quotidien du duo de choc : qui partira avant l’autre, en pleine canicule ?
Roman intéressant car d’actualité, le conflit générationnel est bien traité, avec une touche d’humour. Cependant, dommage que les personnages ne soient pas plus creusés. Quelques imperfections à détecter ça et là, mais de bons moments de lecture, au final.
Mesdames, Souriez Jessica L.Nelson
Editions Fayard 16€
207pages
notre avis : **Par Sébastien L., Samedi 15 Octobre 2005 à 16:26 GMT+2 dans romans
Un écrivain mystérieux, sombre, triste et gai à la fois, répond aux questions d'une journaliste venue l'interviewer. Il se lance à tâtons dans l'histoire de sa vie, elliptique, sur ses amours, à commencer par sa passion pour l'Histoire et la littérature. Puis les langues se délient, et c'est presque lui -qui déteste les interviews- qui va mener l'interrogatoire. Car d'une certaine façon, il est proche de cette journaliste, parce qu'il a connu sa grand-mère, à la guerre, et qu'elle évoque des tas de souvenirs pour lui.
A partir de ce scénario, Jean d'Ormesson, de l'Académie, dessine deux personnalités, que tout semble opposer, à commencer par la génération, mais qui finalement se retrouvent, se confient, et c'est à une formidable transmission qu'on assiste : pas seulement celle de la vie de l'écrivain, celle des valeurs qui l'ont amené jusqu'à cet instant. Et finalement, c'est "une fête en larmes", l'hymne à la vie dans les larmes, l'hymne au désespoir dans la joie.
Un roman dans lequel on a du mal à entrer, qui s'éparpille un peu dans les anecdotes historiques, mais duquel on sort ravi. Un des meilleurs romans de cette rentrée littéraire. 





