Vendredi 30 Septembre 2005
Au bonheur de lire
Par Sébastien L., Vendredi 30 Septembre 2005 à 20:20 GMT+2 dans nouvelles
Vendredi 30 Septembre 2005
Par Sébastien L., Vendredi 30 Septembre 2005 à 20:20 GMT+2 dans nouvelles
Par Sébastien L., Vendredi 30 Septembre 2005 à 20:15 GMT+2 dans théâtre
Elle n'est constituée que de quelques scènes, réunies en un seul acte. L'œuvre est donc concise, mais très efficace ! Marivaux traite ici de l'esclavage, en proposant une expérimentation humaniste : mettez les maîtres à la place des esclaves, et observez ce qui se produit. Les plus blâmables ne seront pas forcément ceux qu'on croient. En effet, échoués sur une île habitée par des anciens esclaves de la Grèce Antique qui s'étaient rebellés, et qui ont mis en place ladite expérience, deux couples Maître-esclaves évoluent, en des caractères différents. Cléanthis ainsi ne cachera pas son désir de vengeance envers Euphrosine, son ancienne maîtresse, et dressera d'elle un portrait satirique de ses petites manières coquettes, pour l'humilier. Arlequin, plus bouffon, encore attaché à son maître, ne continuera à le respecter, prenant son rôle de maître comme un nouveau jeu. Les anciens maîtres, d'abord interdits devant cette drôle de situation, finiront par réfléchir à la condition sociale des esclaves, à l'aliénation qui leur est imposée. Et c'est cette réflexion qui mènera Trivelin, le gouverneur de l'île, à les libérer. Marivaux dénonce ici les techniques de déshumanisation des esclaves, et propose des méthodes de réflexion, visant à élaborer de nouvelles bases d'une société davantage portée vers la communication.Marivaux, L'île des esclaves, Le livre de poche, n°18001, env.90pages
Par Sébastien L., Vendredi 30 Septembre 2005 à 20:11 GMT+2 dans documents
Par Sébastien L., Vendredi 30 Septembre 2005 à 20:10 GMT+2 dans essais
Par Sébastien L., Vendredi 30 Septembre 2005 à 20:08 GMT+2 dans nouvelles
Pour ceux qui aiment la philosophie concrète, ou pour les novices qui souhaitent s'y initier, ce recueil de petites situations de la vie quotidienne est à lire absolument. En quelques pages, il explique un concept, non sans humour, et ce, dans une variété de domaines tels que : l'identité, le corps, l'autre, la conscience, les rapports causes-effets... Ainsi, vous apprendrez à vous déjouer d'un menteur en reconnaissant son paradoxe, à savoir quelles sont les liens entre le temps et l'espace et si une cage est en effet une cage ou un vaste endroit de liberté. Loin d'être moralistes, les auteurs constatent des faits en y ajoutant des réflexions philosophiques. Sûr que de cette lecture, vous ressortirez différents !
Roberto Casati et Achille Varzi)
Bibliothèque ALBIN MICHEL idées
205 pages, 2005, grand format.
Par Sébastien L., Vendredi 30 Septembre 2005 à 20:06 GMT+2 dans romans
Les manipulations génétiques et le clonage sont désormais au cœur de l'actualité. C'est sur ce thème que l'auteur de best-sellers Ken Follett écrit le troisième jumeau. Tout commence par un viol. La victime identifie le suspect, l'affaire semble réglée. Le problème, c'est que le docteur Jeannie Ferrami ne l'entend pas de cette oreille. Menant des études sur la criminalité de jumeaux élevés séparément, elle est convaincue de l'innocence de Steve, le présumé violeur dont elle s'est liée d'amitié et pour lequel elle présent l'existence d'un jumeau. Et elle entreprend ses recherches, Steve affirmant lui aussi son innocence. Elle trouve, grâce à des bases de données, un double. Seulement, ce dernier est un dangereux psychopathe en prison. Mais des dysfonctionnements dans sa théorie résident : pourquoi les dates de naissance des supposés jumeaux sont-elles différentes ? Comment se fait-il qu'ils soient nés dans des cliniques différentes ? Une seule possibilité paraît expliquer le mystère et disculper Steve : l'existence d'un troisième jumeau. Cette hypothèse ne semble pas plaire à Berrington Jones, propriétaire de Genetico, une boîte de recherches scientifiques, également financière de l'Université dans laquelle exerce Jeannie. Dès lors, elle se met l'Université à dos et ses méthodes de recherches intéressent soudainement la presse. Ses découvertes la mettent sur la route d'un scandale qui ne concerne non pas trois individus, mais huit. Des clones. Des copies conformes dans le cadre de recherches génétiques entreprises par Genetico pour créer "l'américain parfait". Jeannie comprend alors qu'il va falloir se battre pour annuler le rachat de Genetico par une grande compagnie, et elle est prête à tout pour se sauver du scandale qui plane sur elle, sauvegarder son emploi et innocenter Steve. Intervenir lors d'une conférence de presse semble être la meilleure solution pour dénoncer les machinations d'une clinique prête à tout pour cloner des individus.Une leçon sur les dérives de la science. Un best-sellers à lire dans les longues soirées d'hiver pour réchauffer les cœurs d'un suspens haletant et terriblement d'actualité.
Par Sébastien L., Vendredi 30 Septembre 2005 à 20:05 GMT+2 dans littérature
éditions Gallimard, collection : Folio plus classique 544 pages, poche. Choderlos de Laclos n'a écrit qu'un seul roman, et ce fut un chef d'œuvre. Les nombreuses adaptations télévisuelles et cinématographiques témoignent d'un talent certain. Publié au XVIIIème siècle, en pleine période des Lumières, ce roman a l'originalité d'utiliser l'épistolarité tant sur le fond que sur la forme : seules les lettres pouvaient rendre les liaisons dangereuses aussi majestueuses qu'elles le paraissent dans le livre. Les personnages, rigoureusement étudiés, sont des portraits de la haute noblesse de l'époque et de ses vices : l'hypocrisie, le paraître, et surtout le libertinage, représenté par la Marquise de Merteuil et le Vicomte de Valmont. L'intrigue est celle de romans déjà vus à l'époque, c'est le traitement de la narration et la variété des styles d'écriture qui lui donne son originalité. Les vices remplacent la vertu, qui se retrouve déstabilisée par le désir. Cruauté, perversité, manipulation : tous les défauts humains se retrouvent mis en scène : ainsi, la Marquise de Merteuil, pour s'offrir au Vicomte de Valmont, lui lancera le défi de réussir la séduction d'une femme de vertu, la Présidente de Tourvel, qu'il avait entrepris, et de mener à bien leur vengeance commune envers un chevalier : faire de sa future épouse une libertine. Les correspondances se mettent en place, et si elles sont la réussite des protagonistes, elles les mèneront aussi à leur perte. Ainsi, au nom de lettres, Valmont mourra en duel, et la Marquise perdra toute sa réputation. Un chef d'œuvre
Par Sébastien L., Vendredi 30 Septembre 2005 à 20:03 GMT+2 dans romans
Apnée : comme un plongeon de plus en plus profond dans les méandres de l'esprit d'une femme, torturée par la perte de sa fille, violée et assassinée par son voisin. Apnée : le manque de respiration et de vie qui manque à cette mère pour se reconstruire. Alors, pour s'en sortir, elle replonge loin dans le temps, à l'époque où elle avait une famille, et prend la place de l'enfant qui a laissé un vide, comme un puits sans eau. Elle va même jusqu'à recueillir son meurtrier chez elle, à sa sortie de prison. Torturée, écorchée vive, elle ne pleure plus, mais s'attache encore au seul lien qui permet à son univers de ne pas se noyer, Monsieur Jean, le voisin, l'assassin, "le monstre". Mais au fil de la ie, elle se laisse emporter par les vagues de la folie, de plus en plus puissantes. On entre dans sa vie comme on en sort, mais avec une terrible envie de la prendre dans nos bras. résumé Lorsqu'on annonce à Simon que sa fille Sandrine, six ans, a été retrouvée morte, celui-ci met fin à ses jours. Chantal, sa femme, sombre alors dans une demi-folie Vingt-quatre ans plus tard, elle est décidée à retrouver Monsieur Jean, l'assassin, le seul lien qui l'unit encore à sa fille. Elle va l'aider à se réinsérer dans la société, va même jusqu'à l'héberger et l'accompagner sur son lieu de travail. Pourrant entre elle et lui, le seul représentant de la lucidité, le fossé se creuse, mais leur plongée est commune : Sandrine est toujours là pour eux. Tantôt Chantal voit son fantôme qu'elle s'est créé, tantôt elle se met à sa place, se prenant pour son enfant. Aucun remède ne vient perturber la narration : le souffle est coupé, aucune syntaxe n'est acceptée : c'est un bloc de souffrance et de désespoir. APNÉE, Jean-Marie Gourio éditions Julliard, roman 155pages, 16 €, 2005
Par Sébastien L., Vendredi 30 Septembre 2005 à 20:02 GMT+2 dans théâtre
Une étonnante vision de la vie : "parce que dans le monde, tous ceux qui vivent sont dans un songe", sous fond d'humanisme "car même dans les songes, on ne perd rien à faire du bien", ancré dans le courant baroque (l'univers du rêve, de l'astrologie, du destin...). Calderón dépeint les vices de l'humanité : un père irrationaliste qui préfère suivre les signes du destin et sacrifier son fils, la lente déshumanisation d'un personnage qu'on enferme en prison, au lieu du rêve désenchanté. Et lorsque Calderón donne une chance à Sigismond, l'homme-fauve, ce n'est que lorsque son père Basile l'a drogué, pour le porter au trône en signe de test : car pour éviter de porter un tyran au pouvoir, comme l'avaient dit les étoiles au roi, il ne faut pas l'être soi-même. Autrement dit, on ne guérit pas le mal par le mal. Tous ces non-dits aboutissent à de terribles conflits dans le dénouement de la pièce. Mais c'est la victoire de Sigismond, qui échappe à son destin, enfin, pour ne pas se laisser piéger par un songe qui pourrait s'écrouler à tous moments, car "la vie est un songe". C'est aussi une vision agnostique de Calderón, qui se demande où est Dieu et qui contrôle nos destins. Pedro Calderón de la Barca, La vie est un songe, folio théâtre n°36, 175p (+ dossier)
Par Sébastien L., Vendredi 30 Septembre 2005 à 20:01 GMT+2 dans théâtre
Et quoi de plus logique que d'inscrire son oeuvre dans le courant baroque, mouvement de la forme, de l'excès, du grossissement ? En effet, Pridamant, père désespéré, tente de faire appel aux pouvoirs d'Alcandre, puissant magicien pour savoir où est son fils Clindor. Et il le voit, par l'intermédiaire de spectres, accompagner un personnage gascon, Matamore, imbu de lui-même jusqu'au ridicule, référence explicite à la commedia dell'arte italienne. Tentant de conquérir Isabelle, tant pour sa beauté que sa fortune. Mais ses prouesses le font emprisonner. S'échappant grâce à une servante, il mourra plus tard, dans une histoire en parallèle, amoureux en danger de la femme d'un seigneur...avant de réapparaître, bien vivant, sur la scène d'un théâtre. Une étonnante myse en abyme (théâtre dans le théâtre lui-même imbriqué dans une pièce de théâtre) à la structure élaborée, que tous les critiques nomment : le chef d'oeuvre du baroque. Et ils ont bien raison ! Le livre de poche, n°6334, 2€75, 184p (inclus un dossier)
Par Sébastien L., Vendredi 30 Septembre 2005 à 19:59 GMT+2 dans romans
on évolue avec un personnage unique, perdu dans une atmosphère sordide où l'avenir ne semble même pas évocable. Snowman a perdu son identité en même temps que la Terre a perdu l'Humanité à la suite d'une catastrophe écologique sans précédents. Margaret Atwood sait saisir le lecteur pour le faire palpiter d'angoisse, tout au long du roman. On la suit là où elle nous mène, sur des terres de désolation, où ne restent que des ombres. On remonte le fil du temps, comme sur des charbons ardents, parce que le passé n'existe plus, mais il est le seul recours pour découvrir la vérité. L'ironie pour nous mettre en garde, l'humour noir pour nous remuer...et l'histoire entière nous nous transpercer. Une grande réussite ! Margaret Atwood, Le dernier homme, Robert Laffont, collection PAvillons, 2005, 394p, grand format.
Par Sébastien L., Vendredi 30 Septembre 2005 à 19:58 GMT+2 dans essais
Par Sébastien L., Vendredi 30 Septembre 2005 à 19:57 GMT+2 dans documents
Nous avons été des millions à nous émouvoir à la lecture du journal d'Anne Frank, jeune fille ordinaire de la guerre, qui fut contrainte de se cacher pour vivre, pour finir par mourir tragiquement à Bergen-Belsen. La Maison d'Anne Frank, sorte d'encyclopédie luxueuse riche en photographies de qualité et témoignages poignants, édité chez Calmann-Lévy, tend à nous la faire revivre, à travers une visite guidée de sa cachette, devenue musée. On y retrouve une bonne part d'Histoire, mais aussi des morceaux de vies brisées par la guerre, avec notamment des extraits du journal d'Anne. Un très bel hommage, et un livre à offrir ! La Maison d'Anne Frank, Un voyage illustré dans le monde d'Anne, format encyclopédie, 258pages, Calmann-Lévy, 45€
Mercredi 28 Septembre 2005
Par Sébastien L., Mercredi 28 Septembre 2005 à 19:43 GMT+2 dans théâtre
Bérenger, alcoolique et son ami Jean discutent tranquillement dans un café. Jean, impeccable, avec un air embourgeoisé, reproche à Bérenger sa tenue. Ainsi commence la pièce, jusqu’à ce qu’un bruit terrible se fasse ressentir, et que l’un l’autre, ainsi que les autres personnages présents, comme la serveuse, l’épicière, ou encore une ménagère, sont surpris, estomaqués. Un rhinocéros vient de passer dans la ville ! Unicorne ou bicornu ? D’Asie ou d’Afrique ? Tel sera le débat lancé par Jean qui prendra des proportions incroyables avec la présence d’un Logicien qui se lance dans des explications incompréhensibles –mais tellement logiques ! Puis petit à petit, tout ce beau monde s’habitue à la présence des rhinocéros. On n’est plus surpris, et on s’interroge : après tout, ils ont l’air heureux. Pourquoi ne pas leur ressembler ? C’est ainsi que cette « maladie », la rhinocérite, qui transforme les habitants en rhinocéros, devient la clé de la modernité et de la réussite. Au bureau où travaille Bérenger, chacun à leur tour, M.Papillon, M.Dudard, M.Bœuf vont devenir rhinocéros, quelque soit leur niveau de vie, leur statut social, et même Jean y passera. Désespéré, Bérenger veut leur ressembler, malgré toutes ses réprimandes et ses injures faites aux rhinocéros. Mais dans l’incapacité de devenir comme eux, il défendra son humanité jusqu’au bout : « je ne capitule pas ! ». Une pièce très étudiée encore aujourd’hui pour sa dénonciation de notre facile adhésion –sans tortures ni tourments- à un mouvement de pensée unique. Satire aussi d’une société conformiste à laquelle la logique nous échappe. Eugène Ionesco, Rhinocéros, Folio n°100, 246p
Par Sébastien L., Mercredi 28 Septembre 2005 à 19:42 GMT+2 dans romans
Par Sébastien L., Mercredi 28 Septembre 2005 à 19:40 GMT+2 dans littérature
C'est au plein coeur d'un régime totalitaire au Parti unique qu'évolue Winston, qui travaille au Ministère de la Vérité, au Commissariat aux Archives. Dans cet univers de contrôle, les libertés individuelles sont bafouées, au profit des valeurs de "l'Angsoc" (en novlangue, la langue officielle de l'Océania, l'une des trois puissances du globe), qui signifie : socialisme anglais. L'Angsoc est défini par des principes fondamentaux : la mutabilité du passé, qui consiste à le renouveler lorsqu'il porte préjudice au Parti et à "Big Broher", son plus haut représentant, pour n'offrir aucun lien avec le passé au peuple qui ne lui permette de comparer sa vie à celle d'antan. On réécrit les livres, les chansons, les articles, en détruisant les anciennes versions et en imrpimant les nouvelles. LE second principe est le novlangue, cette langue au vocabulaire restreint qui limite la pensée de l'Homme et l'empêche de se révolter, puisqu'il ne peut exprimer par aucun mot existant dans le lexique sa colère. Et la dernière notion est la "doublepensée", l'aptitude à avopir deux convictions contradictoires simultanément à l'esprit. C'est la capacité de dire des choses fausses à un instant donné, mais d'en être persuadé ; retenir deux opinions qui s'annulent. Tout dépassement de des lois porte le om de "crimepensée". Observés constamment par les télécrans, les membres du Parti ont peu de chance de survivre s'ils ont des idées contraires à celles de Big Brother. Winston, qui n'aime pas le monde dans lequel il vit, commence la rédaction d'un journal intime, recherche des traces du passé, et vit une histoire amoureuse avec Julia, non approuvée par BB. Rattrapé par la police de la pensée, trahi par O'Brien, qu'il pensait membre de la Fraternité, organisation dissidente de Goldstein, grand ennemi de BB ; il devra se repentir, et plonger dans la réalité imposée par le Parti. Ce Parti se résume en 4 ministères : celui de la V&rité (pour les divertissements, l'information, l'éducation et les arts), le Minsitère de la Paix (pour la gestion de la guerre), le Ministère de L'amour (pour le respect des lois et les prisons), et le ministère de l'Abondance (pour les affaires économiques). Leur slogan est : la guerre c'est la paix/la liberté c'est l'esclavage/l'ignorance c'est la force. En 1984, c'est donc dans une société totalitaire et surveillée qu'évolue Winston... Un roman totalement génial qui mêle la fiction à la réalité en proposant une contre-utopie d'un pessimisme à toute épreuve, puisque même le héros plonge dans le plus grand chaos. George Orwell, 1984, Folio n°822, 438 pages
Par Sébastien L., Mercredi 28 Septembre 2005 à 19:38 GMT+2 dans romans
Par Sébastien L., Mercredi 28 Septembre 2005 à 19:36 GMT+2 dans romans
"In Vivo" : dans l'organisme vivant, signifiant en traduction latine précise 'dans le vivant'. Et quel titre pouvait mieux correspondre à cet ouvrage pour le définir ? "In Vivo", c'est l'histoire de deux frères perturbés par le fonctionnement d'une famille monoparentale, avec un père flic souvent absent. Pour calmer leurs angoisses, ils se rassurent l'un l'autre, carburent au somnifère, jouent avec le flingue de leur aïeul, et font les pires conneries sans vraiment se rendre compte de la gravité de leurs actes : voler la caisse d'une boulangerie, s'évader du groupe en sortie de classe, faire une fugue...Car un jour, pour réaliser leur idéal de "famille Ricoré", ils s'en vont, et finissent par rencontrer un couple "grunge", drogué, pas vraiment à l'image de ce qu'ils avaient imaginé pour parents, mais ils restent avec eux, dans une nouvelle atmosphère, prêts à s'occuper pour les changer à leur manière. Dans le même termps, un ancien médecin observe sa piscine, rongée par les bactéries et les algues par manque d'entretien. Une vie s'y développe ; des organismes y prolifèrent. Ce bassin devient son obssession, jusqu'au moment où les gamins, ayant trouvé un boulot de nettoyage d'une piscine, arrivent justement chez lui. Commence un apprentissage d'apprivoisement l'un de l'autre, un entremêlement de sentiments, un second soufle pour le couple du médecin qui stagnait sur des incertitudes. Une chronique de la vie, grossi au microscope x1000, avec tact et style. In Vivo, Serge Joncour, Flammarion, 298pages
Par Sébastien L., Mercredi 28 Septembre 2005 à 19:34 GMT+2 dans théâtre
Par Sébastien L., Mercredi 28 Septembre 2005 à 19:20 GMT+2 dans théâtre
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